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La Compagnie

 

 

« I regret to proclaim that it is out of my Temporal to help you »
Finnegans Wake, James Joyce

Si Maud Contini, depuis 2014, initie le projet de la compagnie Temporal, ce sont les rencontres qui le prolongent, et si la danse occupe une place éminente dans la compagnie, la vocation de Temporal est collective. Créer des projets où les arts chorégraphiques, sonores, et visuels, se rencontrent, se rejoignent, se contrastent. Jouer avec la transversalité et ainsi développer les liens qui sommeillent entre musique, danse, et arts visuels.

La compagnie Temporal s’étire entre danse – musique live – arts visuels, avec en son cœur, le geste dansé, appréhendé sous (et sur) un axe philosophique, qui s’engage dans une tentative de mise en espace des problématiques de l’existence humaine. La place de l’homme dans l’univers, la nature, la société ; le rapport de l’individu à lui-même et à autrui…au temps, à l’espace, à la liberté … Au travers de la répétition (fondatrice), qui entraine dans le viscéral, le brut, l’ivresse, l’épuisement, et le minimalisme, la compagnie Temporal sonde, fouille et sillonne la complexité de l’homme philosophique.

La compagnie Temporal est à observer comme un corps artistique, où chaque art, à la fois autonome et interdépendant, fait partie intégrante du tout, uni et dissociable.

Nous donnons à voir et à écouter des univers foisonnants, ponctués de bandes-son, de jeux/passages/va-et-vient entre écriture et improvisation, et où la physicalité / corporalité des musiciens et de leurs instruments occupe une place constitutive.

En février 2014, la compagnie Temporal se forme et crée sa première pièce, Riverrun, à partir de Finnegans Wake, James Joyce, avec le contrebassiste Louis-Michel Marion. Un duo qui s’étire dans le temps.

Ainsi nous développons les liens, les correspondances, les interstices, les espaces, entre musique et danse, entre gestes, sons, mots, littérature…Nous faisons ici un plongeon dans la matière sonore (nous ne cherchons pas à décrypter un sens univoque, un récit) que nous donne la lecture de ce texte dans sa langue originale. C’est sa poésie, son murmure grouillant, quelques étincelles de sens et de nonsense. Une éclipse de la conscience.

Puis en 2015, If Any(body). Au cœur, la danse, et sa relation avec le musicien, sa physicalité. Le mouvement, le geste et son intention, qui évolue, chemine en parallèle ou en harmonie, en dissonance ou en résonance, en communion étroite ou lointaine avec le son, le silence, le bruit. C’est l’instrument face au corps, avec, contre, ou en miroir. Scénographier, chorégraphier l’espace du musicien, le percevoir en tant que corps sonore et physique.

Les sessions de travail reposent en majeure partie sur une démarche basée sur la technique d’improvisation, qui fait prédominer l’authenticité des émotions, des intentions, et est en même temps étroitement liée à la notion de contrainte. Contraintes qui peuvent s’imposer naturellement, en fonction du lieu, ou être imposées, au travers d’une consigne, d’une direction déterminée en amont. L’art de l’improvisation, de la création à la fois libre et restreinte, est donc moteur de création. Tout en intégrant la notion de contrainte, en terme de contrainte créatrice, la composition prend forme. Une place prépondérante et déterminante est donnée à l’espace de liberté. Les pièces sont travaillées, écrites, mais pas récitées ou strictement lues. Il s’agit d’un perpétuel « work in progress ».

Poser un regard poétique, littéraire, dansé, musical dans des décors naturels, existants, au contact des éléments, ou dans un atelier d’artiste, où le corps du danseur donne à voir autrement, se laisse investir par le lieu, et l’investit à son tour, comme un jeu de vases communicants permanent. Poser un regard poétique sur un site, qu’il soit naturel ou construit, habité par l’homme ou désertique, dans un théâtre ou un décor authentique. Laisser la musicalité du corps déposer ses traces, ses influences, ses inspirations, dans une danse qui accompagne ou pas les variations du musicien, en suivant les chemins du corps, ses impulsions organiques, dans un rapport privilégié avec le sol, pour exprimer des émotions, des idées, ou simplement raconter une histoire.

La compagnie Temporal aspire à fabriquer des passerelles, franchir des seuils, brouiller les pistes, inventer des passages, sonder la transversalité.

En 2015, la compagnie crée « Co-Exist », série de performances interdisciplinaires, éphémères ; la danse et la musique sont par essence des arts éphémères, contrairement aux arts visuels. L’idée est de créer une interaction / un dialogue pour faire naître dans un temps déterminé une structure vivante, une improvisation musicale et dansée travaillées à partir des matériaux plastiques.

Création momentanée d’une interaction, d’une résonance entre peinture, mouvement, et musique, afin de mettre en place des correspondances entre les arts.

En 2016, la compagnie crée Two by Two, pièce musicale et dansée accompagnée d’une vidéo (projetée sur un drap en hauteur) une ouverture sur un autre monde, un ailleurs onirique, une fenêtre sur les méandres de la conscience et de l’inconscient. Two by Two s’inspire du mythe de Narcisse et Echo, qui nous raconte l’angoisse existentielle.

2017-18 : Co-Exist et Croisement(s) temporal

Séries de performances évolutives, In Situ

2019-20 : Blurry Lines, création pour deux danseuses et une musicienne 

Zéphyr ou les âmes itinérantes : performances danse et violon avec Maud Contini et Emilie Weber, violoniste acoustique et à pédales. Un duo itinérant … une rencontre-création à la croisée des corps physiques et sonores … HIC ET NUNC , ici et là.

 

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